JOLY, la musique dans l’âme

La première fois que j’ai vu Marc-Antoine Joly en spectacle, c’était en 2014 alors qu’il accompagnait Céleste Lévis au Festival Franco à Ottawa. Depuis, je l’ai vu à plusieurs reprises avec Céleste, ainsi que pour son projet solo, JOLY. Lors d’une rencontre, nous avons parlé longuement de la place de la musique dans sa vie.

Quand as-tu débuté ta carrière dans le domaine de la chanson?

JOLY: J’ai commencé à composer de la musique lorsque j’ai reçu ma première basse à l’âge de 10 ans. Drôlement, à la place d’apprendre une pièce d’un band ou d’un artiste, je me suis mis à jouer trois notes en boucles que j’enregistrais sur des cassettes. Dès le début, je voulais composer et jouer avec un band. J’ai donc dit à mon frère de demander un drum pour sa fête. Heureusement, mon frère avait la même passion que moi pour la musique, alors ce choix fortement recommandé s’est bien terminé. Il joue dans tous mes projets depuis ce temps.

Tu fais partie de plusieurs groupes, lesquels?

J’ai mon projet solo JOLY et j’ai mon groupe The Great Diversion. Je dis projet solo, mais je suis très bien accompagné de mes amis Patrick Harrison, Simon Joly et Fred Levac.

J’ai vu que tu accompagnais parfois des artistes sur scène. Lesquels as-tu accompagnés dernièrement?

Dernièrement j’ai accompagné Céleste Lévis, Yao, Swing et Gabrielle Goulet en plus de mes deux projets à moi.

Tu chantes en français et en anglais dans tes projets?

Je viens d’une famille 100% francophone et je vis ma vie en français chaque jour. Pourtant, le déclic d’écrire en français s’est fait beaucoup plus tard. J’ai commencé à jouer et chanter en français lorsque j’ai été initié à la scène francophone quand j’ai rejoint le groupe Akoufèn. C’est grâce à Matthieu Leroux et Martin Rocheleau que j’ai découvert la scène franco. Je ne connaissais aucun artiste franco-ontarien. Puisque j’habite à Hawkesbury, j’ai été initié à beaucoup de musique francophone, mais c’était de la musique québécoise. Mes influences musicales viennent à 100% de la musique anglophone. Je crois que j’ai décidé de commencer ma carrière en anglais dès l’âge de 14 ans, car je pensais vraiment que la musique rock se faisait plus en anglais. Maintenant, je m’exprime musicalement et lyriquement dans les deux langues. Je ne pense pas que je pourrais choisir une des deux, j’ai besoin de m’exprimer de deux différentes façons et j’ai enfin les deux plateformes pour le faire.

Tu as lancé un premier album. Comment décris-tu ta musique?

Moi je la décris comme du Folk/Rock ambient. Plusieurs semblent dire que c’est du rock tout court. À la base, j’écris les pièces guitare acoustique et voix. Par la suite, je présente la pièce à mon frère qui est mon bras droit et l’on écrit le reste des arrangements ensemble. Je crois vraiment que les gens peuvent faire leur propre choix selon la musique qu’ils ont consommée. C’est un peu comme une sauce piquante, certains diront qu’elle est forte et d’autres la trouveront douce. Les goûts ne se discutent pas.

Quelle est ton inspiration pour écrire des chansons?

Je m’inspire de réflexions personnelles. J’aime parler de ce qui m’a changé, ce que j’ai vécu et ce que j’ai surmonté. Je suis une personne qui pense beaucoup, un peu trop parfois. Pour moi, ce projet est une façon d’évacuer certains passages de ma vie ainsi que de partager des mélodies. J’ai aussi la chance d’écrire avec un autre de mes musiciens Patrick Harrison, parfois ça fait du bien d’écouter d’autres points de vue et de terminer des paroles plus vite.  Je suis constamment dans le processus d’écriture. J’ai la chance d’avoir un studio chez moi, alors j’enregistre toutes mes idées avec mon frère.

Je t’ai vu sur scène avec Céleste Lévis à plusieurs reprises. Il semble y avoir une bonne complicité entre toi, elle et Martin Rocheleau. Pensez-vous collaborer longtemps ensemble?

Je travaille avec Martin depuis plusieurs années maintenant. C’est la personne avec laquelle j’ai fait le plus de tournées. On a beaucoup appris ensemble, on a eu plusieurs conversations pertinentes et surtout enrichissantes. C’est grâce à Martin et les boys d’Akoufen que j’ai la chance de jouer avec Céleste. Ce que j’aime le plus de cette collaboration, c’est que nous grandissons artistiquement ensemble. Céleste est évidemment une artiste que je respecte beaucoup, je m’estime chanceux d’avoir autant « d’input » dans sa musique. C’est extrêmement agréable de travailler avec des gens qui sont ouverts, ça me force à être à mon 100%. Le prochain album de Céleste me tient beaucoup à cœur, j’aime où les pièces nous amènent, je crois que ce sera un album aussi important pour nous que pour elle. J’espère travailler encore longtemps avec eux, aussi longtemps qu’ils veulent collaborer avec moi.

Aimerais-tu composer pour d’autres artistes?

J’ai déjà la chance de composer avec Céleste et mes deux groupes, mais j’aimerais vraiment me lancer dans ce domaine. J’ai plusieurs idées de riff et de mélodies que je n’utiliserais jamais pour mes projets puisque le « vibe » n’est pas adéquat. Par contre, j’adorerais pouvoir les partager avec quelqu’un qui pourrait en bénéficier. La création et la composition, c’est ce que j’aime le plus du domaine de la musique et de mon métier. J’ai la chance d’avoir une tête remplie de mélodies, je suis compositeur et non un interprète.

Qu’est-ce que tu écoutes comme musique en ce moment?

Le dernier album francophone que j’ai écouté, c’est Le silence des troupeaux de Philippe Brach. Sinon je consomme beaucoup de Emo, de Punk, de Hardcore et de Rock quotidiennement. Je suis souvent à la recherche de nouveaux orchestres sur Spotify, c’est une plateforme vraiment cool pour découvrir plein de musique. J’aime aller voir des orchestres en direct, j’aime découvrir l’univers des artistes. Je suis encore aussi fan de musique que je l’étais à mon adolescence, je ne pense pas que ça va changer.

Quels sont tes projets dans les prochains mois?

Les projets pour les prochains mois sont nombreux. J’ai la chance de travailler sur le prochain album de Céleste, alors je vais consacrer la majorité de mon temps sur ça. Par la suite je vais me lancer dans l’enregistrement du premier « Full Length » de mon band The Great Diversion pour ensuite finir par une reprise de la pièce Au plus bas en acoustique pour JOLY. Trois projets d’album qui m’allument autant l’un que l’autre pour plusieurs raisons et aussi différentes les unes des autres…c’est ça la musique pour moi!

L’album Au plus bas de JOLY est disponible sur iTunes.

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