Geneviève RB & Alain Barbeau à la Salle Odyssée

Hier soir, j’ai eu la chance d’assister à un magnifique spectacle de Geneviève RB et Alain Barbeau. Il y a quelques semaines, j’avais fait une entrevue avec le duo et je tenais absolument à les voir à nouveau sur scène. La Salle Odyssée de Gatineau a présenté une formule cabaret pour cette soirée intime devant une salle remplie.

Le duo a ouvert avec les chansons Entre les murs du temps et L’éphémère donnant parfaitement le ton au spectacle, soit deux personnes qui passent du bon temps avec nous, deux amis. On pouvait sentir le public conquis dès les premières notes. Avec La locomotive, Alain Barbeau a débuté ses techniques rythmiques à la guitare. Il se sert de la guitare d’un bout à l’autre pour en faire un orchestre complet, autant comme la main gauche d’un pianiste, de la main droite d’un guitariste et de ses doigts pour faire différents sons pour imiter une batterie. La guitare devient une extension de lui-même. Rarement j’ai vu un guitariste aussi habile. Durant le spectacle, il a parlé de Chet Atkins comme influence, mais on pourrait pousser la comparaison à d’autres guitaristes comme Al Di Meola. Folk, jazz, des racines de blues, divers styles sont mélangés.

 

Le duo est de la région et ça se sent dans plusieurs chansons. La chanson Le Pont noir débute avec les paroles « Du haut du pont noir, entre Hull et Gatineau », un texte sensible chanté par Alain. Ils ont aussi interprété la chanson Château de sable spécialement écrite par Daniel Coutu pour venir en aide aux sinistrés des inondations dans la région. Enfin, Alain et Geneviève nous parle du chemin Freeman, de Cantley, de Rockland dans certaines chansons.

Le duo nous a joué son nouveau single On ne se connaît pas, une chanson dont le texte a été écrit par Nelson Mainville. La symbiose des deux voix est à son apogée. Alors qu’Alain Barbeau a une voix douce, sécurisante, Geneviève possède les qualités de raconter une histoire comme Louise Forestier le faisait, tout en amenant une dimension jazz comme Karen Young.

On a eu droit à quelques interprétations. La chanson Moondance de Van Morrison a été mélangée aux paroles de Billy Jean de Michael Jackson avec quelques mots de ABC des Jacksons 5. Le côté jazz du duo a été grandement apprécié par l’audience qui en redemandait. Même chose pour Alegria du Cirque du Soleil qui a donné une nouvelle couleur sonore à la soirée. Le duo a aussi interprété une chanson de Chet Atkins et de Dolly Parton, Do I ever Cross Your Mind. Avec l’hiver qui s’en vient, Geneviève nous a offert une chanson du groupe 33 Barrette, La neige, qui a été une découverte pour plusieurs dans la salle.

Personnellement, j’ai bien aimé entendre les chansons Peau de papier et Donner des noms aux étoiles. Il y a plusieurs émotions qui nous traversent durant certaines chansons. C’est comme si le cristal était sur le point de briser, mais restait intact par sa détermination.

Ils ont terminé la soirée en faisant chanter la foule sur la pièce Il ne faudrait qu’un vent. Avec l’engouement des spectateurs, le duo est revenu avec une interprétation de Les portes du pénitencier de Johnny Hallyday, une chanson qu’Alain Barbeau fait depuis plusieurs années. Hier soir, la chanson rendait hommage au chanteur français.

Merci à la Salle Odyssée de m’avoir invité à ce merveilleux spectacle.

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