Hey Wow, un retour vers un passé meilleur

Hey Wow
Photo : Joël Ducharme

Après un premier EP contenant des chansons telles que « Des mitaines pas d’pouces en hiver » et « Vers un futur meilleur », Hey Wow est de retour avec une touche nostalgique des années 70. L’album s’intitule « 1974-1979 ». Hier soir, j’ai décidé de l’écouter d’un seul trait et de vous partager mes notes.

L’album ouvre avec la pièce instrumentale « BEFR », accordéon entrainante, guitare agressive, batterie pesante dans un rythme qui passe du rock à un rythme disco. C’est comme si Hey Wow avait fait un voyage dans le temps dans les années 70. Étant donné la construction en diverses sections, nous restons dans les années 70 mais avec une pincée de rock progressif.

La deuxième chanson « Pour boire, il faut vendre » rappelle « Theme From Shaft » d’Isaac Hayes avec ce style de guitare typique au funk. Kevin Daoust est vraiment versatile. Jean-Marc Lalonde amène un texte à répéter. Si vous avez déjà vu le groupe en spectacle, vous avez sûrement entendu ce titre et chanté avec Lalonde. Une mention toute spéciale à la qualité de l’enregistrement!

« Fuckingment bon ». Non, ce n’est pas moi qui le dis, mais bien Jean-Marc Lalonde! La troisième chanson « groove » beaucoup avec la basse de Martin Newman. C’est comme un mélange de Lynyrd Skynyrd, brassé avec du Queen, mélangé avec Car Wash de Rose Royce passé dans le malaxeur avec du rap des années 80. C’est vraiment une chanson pour le spectacle plus que pour l’écoute seule sur son sofa.

« Du poil au menton » est vraiment trop courte. Le texte m’a fait rire énormément et j’ai soudainement vu la barbe de Kevin Daoust dans ma tête. Allez écouter ça! La cinquième plage est pour la pièce « Creepy dépanneur ». Remplacer le texte par des mots d’amour et on pourrait s’imaginer celle-ci sur la piste de danse du Studio 54. Mais ici on a affaire à Hey Wow, donc le texte est humoristique.

« Ce que je ne comprends » pas tombe dans les « nah nah nah » toujours dans le but de faire chanter l’audience en spectacle. À mon avis, c’est la moins bonne sur l’album, mais qui sera en retour un succès assuré sur scène. Hey Wow enchaîne avec du LGS-disco avec La goutte. Une magnifique reprise!

En écoutant la chanson « Catwoman, je t’aime » on s’imagine marcher sur une rue sombre et que Catwoman sort d’une ruelle (pas celle Michelle Pfeiffer ou Halle Berry, mais celle de Julie Newmar dans la série télévisée des années 60).

L’album se termine avec « Ce sont les choses plates qu’on me dit à trois heures du matin ». Ici, le disco fait place au rock des années 70. Entre la Chasse-galerie de Dubois et Deep Purple, Kevin Daoust s’amuse à fond avec des solos de guitare. Ross Murray a sûrement été une rock star à la batterie dans une autre vie.

Le nouvel album du groupe Hey Wow veut nous amener « vers un passé meilleur ». Toutes les qualités musicales des années 70 sont présentes, son côté pop rock, le rock progressif, la danse disco, le funk, sont les ingrédients que le quatuor a brassés pour en faire un cocktail explosif. L’accordéon est l’olive qui amène ce petit côté exotique. À prendre à volonté!

Hey Wow lancera son album le 6 juin au Mercury Lounge à Ottawa. À ne pas manquer!

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