Critique d’album : Alexis Normand

J’écoutais cette semaine le deuxième album d’Alexis Normand et je me suis dit qu’il serait intéressant de vous en glisser quelques mots malgré le fait qu’il a été lancé il y maintenant deux ans. Après son premier album en 2013, Mirador, l’artiste de la Saskatchewan a lancé un album éponyme en 2016.

L’album ouvre avec Le vent dans l’dos, une pièce folk teintée de jazz. Les guitares du sud mélangées au synthétiseur et au clavier funky donnent une rythmique magique. Ça me rappelle, et d’ailleurs l’album en entier, les débuts de Diane Tell. Le mot qui symbolise cette chanson : « groovy ».

Elle enchaîne avec Mauvais sort. Encore comme Diane Tell, ou même Diana Krall, elle va chercher des notes un peu partout sur la portée toujours avec des airs de jazz. J’ai bien aimé le texte de Daniel Beaumont qui m’a bien fait sourire.

La chance que t’as nous expédie une guitare de film « spaghetti italien » au rythme des percussions. Il y a un petit côté « musique yéyé » des années 60 à la limite. Alexis Normand va chercher de hautes notes.

Si tu savais combien va chercher ses racines dans le folk. Sans attente suit sur une mélodie fragile au piano. L’arrangement de violons amène un aspect grandiose pour enrober le tout. Le point négatif est que j’aurais amené les violons tout au long de la pièce et encore plus loin. C’est comme s’il manquait quelque chose.

Alexis Normand continu avec une chanson intitulée Johnny Cash. Elle me rappelle un peu Norah Jones. C’est la pièce qui est venue le moins me chercher, probablement à cause de l’arrangement musical. Il faut est en territoire folk, on croirait une chanson de Richard Séguin. Grâce à la basse de Daniel Hubert, Sans faire exprès revient dans l’espace jazz des deux premières pièces de l’album. Un pur délice. L’arrangement est subtil avec le violon.

Tempête dans ma tête met un texte d’Alexis Normand de l’avant, des paroles délivrées avec amour au piano. Elle est suivie encore au piano avec Sing Me Home. Un titre anglophone pour une chanson francophone qui parle au début de l’Alberta, avec une bonne présence d’Alexis Normand où l’on peut sentir la Saskatchewan pour finalement terminer avec la voix fragile de Daniel Lavoie au Manitoba.

L’album termine avec À partir de toi. Et de là, on veut juste revenir au début pour écouter le disque encore une fois. Quelle production! L’espace stéréophonique est bien utilisé. L’ensemble de l’album, comme je disais me rappelle les deux premiers albums de Diane Tell, un peu de Diana Krall et de Norah Jones. Cette critique a été écrite dès la première écoute, d’un seul trait. Je crois que c’est une œuvre qui doit s’écouter plusieurs fois pour y découvrir plusieurs couches.

Mes coups de cœur : Le vent dans l’dos, Mauvais sort et  Sans faire exprès.

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