8 femmes pour le 8 mars : Emma Beko

Pour souligner la Journée internationale des femmes, le 8 mars 2020, nous avons décidé de parler avec huit femmes auteures-compositrices-interprètes d’un peu partout au Canada : Céleste Lévis (Ontario), Caroline Savoie (Nouveau-Brunswick), Rayannah (Manitoba), Michelle Campagne (Saskatchewan), Emma Beko (Québec), Gab Godon (Québec), Sophie Pelletier (Québec), Maryze (C.-B.).

Voici notre entrevue avec Emma Beko.

Photo par villedepluie

Ton nom est Emma Beko, c’est ton nom de famille? 

Mon vrai nom est Berger-Kovacs, Berger de mon père et Kovacs de ma mère. J’ai commencé à utiliser Be.Ko. quand j’étais en quatrième année et on avait des quizz avec un « timer », parce que je trouvais que mon nom prenait trop de temps à écrire haha! Berger vient de mon père qui est péruvien et Kovacs de ma mère qui est moitié hongroise.

 

T’es née en quelle année et à quel endroit?

En 1991 à Budapest, Hongrie.

 

Que te souviens-tu de ton enfance?

Ma mère était danseuse avec La La La Human Steps et je partais parfois en tournée un peu partout dans le monde avec elle. Je me rappelle aller dans des restaurants chics avec elle et déguster des plats incroyables! C’est magique quand j’y repense. En plus, bien manger est un de mes plus grands plaisirs encore aujourd’hui.

 

As-tu toujours demeuré dans la même ville?

Non, je suis née à Budapest (Hongrie) et j’ai ensuite déménagé à Lima (Pérou) et je suis arrivée à Montréal quand j’étais encore toute petite. J’ai ensuite terminée mon école secondaire à New York et je suis revenue à Montréal!

 

À l’école secondaire, quel genre de fille étais-tu?

Wow l’école secondaire… Quelle époque! Je dessinais en classe et j’écoutais pas vraiment, j’étais loin d’être l’élève modèle… J’ai commencé à fumer et à boire assez jeune, alors vers la fin du secondaire on skippait l’école après les cours du matin et on allait boire des 40 onces de bière au bord de l’eau… c’est là que j’ai commencé à freestyler. On faisait juste boire et écouter du rap. Je pense que je me tenais avec des amis qui se sentait aussi impuissants et perdus que moi, donc on essayait d’échapper la réalité le plus possible ensemble. J’allais toujours à mes cours d’anatomie, d’anglais et d’art par contre, car c’était mes cours préférés. Côté personnalité, j’étais assez égoïste pour être bien honnête, je pensais pas beaucoup aux autres! Comme si le monde tournait autour de moi. J’ai définitivement changé depuis ce temps.

 

 

Quand est venu ton désir de faire de la musique?

La première fois dont je me souviens c’est en 5e année du primaire. J’écrivais des raps dans mon livre de dictée.

 

Qui t’a influencée en musique autant autour de toi que de la musique que tu écoutais?

Les rappeurs New Yorkais des années 90 étaient mes premières influences et inspirations, Erykah Badu et The Fugees aussi. C’était la première musique que j’ai vraiment écoutée quand j’étais petite alors c’est sûr que ça a laissé sa marque sur moi. Nirvana, Tracy Chapman aussi et faut pas oublier la compilation Big Shiny Tunes 5!

 

Tu fais partie du duo Heartstreets. Quand vous êtes-vous rencontrées?

Au primaire à l’académie Michèle Provost.

 

Avez-vous toujours été amies? Peux-tu me définir cette amitié?

On s’est rapprochées énormément vers la fin du primaire et on est restées amies depuis. Notre amitié est assez complexe, elle a plusieurs « layers » et s’est développée à travers les années. Je dirais que Gab c’est ma sœur, c’est un amour inconditionnel. Je l’aime d’amour!

 

Quand avez-vous créé Hearstreets et pourquoi?

Il y a 9 ans je pense? On a créé le groupe par pur plaisir au début. On a toujours aimé la musique et l’art et on avait des choses à dire! C’était une façon naturelle pour nous de s’exprimer.

 

Pourquoi avoir choisi de chanter en anglais?

Les paroles ont toujours sorties en anglais. Ça n’a jamais été un choix conscient ou une décision qu’on a dû prendre, donc c’est difficile de dire « pourquoi » exactement. That’s just the easiest way for me to express my emotions I guess 🙂

 

Comment composes-tu de la musique? Est-ce autour d’un ordinateur ou d’un café?

Je compose pas mal dans mon studio de musique chez moi, autour de mon ordi, micro, controller et quelques instruments. J’écris paroles/mélodies et souvent j’enregistre une maquette directement si je trouve que c’est assez fort. Je viens juste de commencer à produire alors ça c’est un nouveau layer à la création que j’aime beaucoup. Je me frustre, mais je persévère haha!

 

 

SI tu compares chacun de vos disques, quelles sont les différences entre chaque projet?

On a juste sortis un album à date avec plusieurs EPs et singles. C’est difficile pour moi de les comparer… I guess je dirais que la différence entre les projets est le temps qui a passé. Avec le temps vient la croissance, on grandit en tant qu’artiste. Les sujets qui nous interpellent changent, les sons qui nous inspirent aussi. C’est ça la différence!

 

Le 8 mars, la Journée internationale des femmes se tient cette année avec le thème de l’égalité. Comment est cette égalité des femmes et des hommes en 2020?

Ça dépend où tu es situé physiquement sur notre planète Terre, c’est différent de place en place malheureusement. Je pense qu’il y a beaucoup de changements et d’améliorations qui se font et qui vont continuer à se faire, il faut rester focusé sur le positif. J’ai hâte que l’égalité des sexes ne soient plus un sujet de conversation, que ça soit juste un fait et que ça fasse partie de notre société, comme le contraire l’était.

 

Et dans l’industrie musicale, où en est l’égalité?

Faut juste regarder les lineups de festivals pour se rendre compte du ratio complètement débalancé! C’est beaucoup mieux que ce l’était avant par contre, mais still. Je sais qu’il y a  beaucoup de programmateurs qui font attention et en sont conscients, ils font un effort d’avoir un lineup diversifié et balancé. That’s really cool and I commend you!

 

Quelles sont les femmes que tu admires, des gens qui t’ont influencé (dans tous les domaines)?

Le fait que ma mère m’amenait en tournée avec elle parfois quand j’étais vraiment petite pour me faire voyager et pour passer le plus de temps possible avec moi est quelques chose que je trouve vraiment cool. Maintenant que je suis artiste et que je sais qu’est-ce que ça implique d’être en tournée, je trouve ça vraiment courageux de sa part! Must have been really difficult! Je l’admire pour ce choix et j’en suis reconnaissante. J’admire ma grand-mère aussi, elle est quelqu’un d’hyper généreuse et indépendante, remplie d’amour. Elle m’inspire énormément. J’admire toutes mes amies, they’re just awesome et je me sens hyper bien entourée.

 

Quel est l’événement qui t’as le plus marqué dans ta vie, tellement que ceci a influencé une chanson ou un tournant dans ta carrière?

Je dirais ma première crise d’anxiété. C’est arrivé quand j’étais au secondaire et ça me suit depuis. C’est difficile d’expliquer c’est quoi vivre avec de l’anxiété et bien sûr tout le monde le vit différemment, mais je dois dire que je co-existe avec et je ne la subis plus. Ça fait partie de moi et je l’ai « embrace » du mieux possible. Mon anxiété a inspiré tellement de mes chansons mais surtout ça l’a renforcé ma joie de vivre. Je profite de chaque moment et j’apporte beaucoup d’importances aux petites joies.

 

Que représente pour toi la langue française?

Ma ville adoptive de Montréal, les chansons de Richard Desjardins, Mama Sanne, le froid et surtout l’amour.

 

Tu te lances dans un projet solo, peux-tu m’en parler?

Je viens tout juste de sortir mon premier single/clip pour ma chanson Waves. Je sors un deuxième single à la fin du mois! Watch out haha! Je suis tellement excitée et heureuse de pouvoir partager mes chansons et j’aime aussi énormément créer les visuels pour accompagner mon art sonore. J’aime toutes les étapes de la création, ça m’excite et ça me motive tellement! J’ai hâte de commencer à faire des shows live de mes chansons aussi, çà ça va être quelque chose de très spécial!

 

Ton plus grand souhait?

Avoir une très longue carrière en musique et toujours être heureuse dans ce milieu.

 

Suivez Emma Beko sur Facebook et Instagram.


Mise à jour du 10 avril : voici son nouveau clip qui vient d’être lancé.

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