La musique en 1984

On continue notre voyage à travers les années 80. Aujourd’hui, on passe à travers certains albums et certaines chansons qui ont marqué l’année 84. Avant de continuer les lignes qui suivent, je vous invite à lire les premiers articles de cette série qui présente les années 1980, 1981, 1982 et 1983.

En plus d’être le titre d’un livre de George Orwell, ce fut une grande année en musique. Il y a eu aussi beaucoup de films importants comme le film de John Hugues Sixteen Candles avec le Brat Pack, Terminator, Amadeus, A Nightmare on Elm Street, Beverly Hills Cop, et bien sûr La Guerre des Tuques et Le Crime d’Ovide Plouffe.

C’est aussi le lancement du jeu Tetris, un jeu que j’ai joué beaucoup à l’époque. Du côté de la télé, c’est la dernière année de Happy Days et Three’s Company et le début de Miami Vice. Au Canada, on regarde Bizarre en anglais, l’émission Parler pour parler avec Janette Bertrand débute à Radio-Québec C’est la fin de Terre humaine mais on a encore Le Temps d’une paix pour deux ans. Il y a Peau de banane et Poivre et sel qu’on regarde en famille.

Allons voir du côté musical…

Canada français

En 1984, la chanteuse dont tout le monde parle est Martine St-Clair. Suite à Starmania et un premier album, elle poursuit avec Il y a de l’amour dans l’air. Ce disque marquera sa carrière à jamais. Il contient sept chansons à succès dont On va s’aimer.

Un autre membre de Starmania connaît beaucoup de succès en 1984, Robert Leroux. Il sort le 45 tours 1243 New York qui demeure plusieurs semaines à la tête des palmarès.

C’est l’année qui démarre réellement la carrière de Martine Chevrier alors qu’elle sort un premier album intitulé Ensemble. Au Gala de l’ADISQ, elle remporte le prix de Révélation de l’année.

En 1983, Pierre Bertrand a lancé son album Ciel variable. De ce disque, la chanson Ma blonde m’aime tient la première place dans les palmarès pendant plusieurs mois au Québec au début de l’année 1984. Toujours en 1984, Chantal Pary sort son album Il faudrait se parler. La chanson titre tient la première place des palmarès pendant quelques semaines. Et Diane Tell, maintenant installé à Paris, nous présente l’album On a besoin d’amour. Sa chanson Savoir connaît beaucoup de succès au Québec.

René Simard a eu une grande carrière. Mais la chanson qu’on se souviendra le plus est lancée sur l’album du même nom en 1984, Comment ça va. La chanson gagnera le prix du 45 tours le plus vendu au Gala de l’ADISQ. Juste dire le titre, je suis certain que le refrain vous restera dans la tête!

Suite au succès de la comédie musicale Pied de poule, Marc Drouin revient avec un nouveau concept : Marc Drouin et les échalotes. Il y a plusieurs chansons que j’ai écoutées sur cet album, mais la plus connue est certainement Après l’école.

En 1984, Diane Dufresne lance deux albums. Le premier est un « opéra-cartoon » avec Luc Plamondon sur l’album Dioxine de carbone et son rayon de rose. Le deuxième est une captation de son spectacle au Stade olympique de Montréal devant 55 000 personnes, sous le titre Magie rose. Son spectacle avait fait parler de lui autant pour ses vêtements que pour ses chansons.

Un autre album important est celui de Céline Dion, Mélanie, qui contient les chansons Une colombe et Mon rêve de toujours. Céline recevra cinq prix au Gala de l’ADSIQ en 1985 pour cet album.

Enfin, Paul Piché nous présente un disque beaucoup plus pop que d’habitude, Nouvelles d’Europe avec des titres comme Cochez oui cochez non. Patrick Norman nous offre son album Quand on est en amour qui le fera connaître plus que jamais du grand public. Et Jean-Pierre Ferland nous présente son album concept Androgyne.

Europe francophone

En 1984, France Gall est arrivé avec un des meilleurs albums de sa carrière, Débranche. Plus de 600 00 copies vendues, c’est un album aussi bon pour la qualité des chansons que pour la production que Michel Berger a effectuée. J’ai encore le vinyle et il s’écoute aussi bien aujourd’hui qu’à l’époque.

Le groupe Cookie Dingler lance son seul album Femme libérée. La chanson titre, avec sa sonorité reggae, devient vite numéro un sur les palmarès en France. En fait, elle est devenue au fil du temps un classique de la chanson française et a été reprise par de nombreux artistes.

Il y a aussi Julien Clerc qui lance son album Aime-moi contenant la chanson Mélissa. Johnny Hallyday présente Drôle de métier avec la chanson Mon p’tit loup (ça va faire mal). Enfin, Mireille Mathieu sort l’album Chanter, Herbert Léonard présente Commencez sans moi et Dalida dévoile Dali.

Le groupe rock Téléphone est toujours aussi populaire et sort Un autre monde. Ce sera le dernier album du groupe en studio et il sera vendu à plus de 800 000 exemplaires. Il y a aussi Étienne Daho qui sort La Notte, la Notte avec la chanson Week-End à Rome.

Pour ceux qui ont suivi la carrière de Dorothée, en 1984 elle nous présente son album Qu’il est bête! La pièce titre est devenu un classique de l’artiste.

Canada anglais

En 1984, le film Footloose a été projeté dans les salles de cinéma. La bande sonore est une machine à hits. Dans ses chansons, on retrouve un duo composé d’Ann Wilson du groupe Heart et Mike Reno du groupe Loverboy sur la chanson Almost Paradise. La chanson monte sur les palmarès canadiens. Je me souviens d’avoir eu le 45 tours.

En novembre 1983, Corey Hart avait lancé son premier album, First Offence. En janvier 1984, La chanson Sunglasses at Night est vendue en 45 tours et débute son entrée dans les palmarès et deviendra un classique de la chanson canadienne.

Voguant encore sur le succès de Cuts Like a Knife, Bryan Adams revient avec un autre album important, Reckless. Il contient Run to You, Heaven et l’éternelle Summer of ’69.

Plusieurs artistes de la scène montréalaise chantent en anglais. La plupart font de la musique de danse, dont Goldie Alexander, Loni Gamble, Geraldine Cordeau, et les groupes Cheri et Trans X.  1984 marque aussi le début du groupe montréalais The Box avec un premier album éponyme. Plus que tout, c’est Luba qui fait fureur. Elle lance son album Secrets and Sins et son titre Let It Go est la chanson de l’heure. Du côté masculin, Gino Vanelli démontre qu’il est toujours présent depuis une décennie et nous sort Black Cars.

Mon meilleur album de 1984 demeure celui de Lee Aaron, Metal Queen. La chanson Metal Queen est devenue l’hymne de rockeurs. En passant, je vous invite à découvrir le nouveau matériel de Lee Aaron, alors qu’elle a fait un retour au rock après une décennie dans le jazz.

En 1984, il y a aussi Helix qui sort son plus grand album, Walkin’ the Razor Edge, avec l’hymne Rock You. Le clip a été censuré à MTV. C’est aussi le premier album du groupe Kick Axe. Enfin, Triumph dévoile son album Thunder Seven contenant la chanson Follow Your Heart.

Le monde anglophone

Lancée l’année précédente, la chanson Karma Chameleon de Culture Club tourne toujours. Le groupe décide de nous offrir un troisième album, Waking Up with the House on Fire. Le disque a peut-être été produit trop rapidement et n’a pas autant de succès que les deux premiers. La chanson la plus populaire est The War Song.

Lancé l’année précédente au mois d’octobre, l’album She’s So Unusual de Cyndi Lauper est une sauce à succès. Au mois de janvier 1984, elle lance le single Time After Time, suivi de She Bop, All Through the Night et Money Changes Everything pendant toute l’année.  C’est le début d’une grande carrière pour la chanteuse américaine. Elle ne reviendra avec un nouvel album qu’en 1986 avec True Colors. Je me souviendrai toujours de ce moment où j’étais assis devant la télé à regarder la prestation de Cyndi Lauper dans un gala américain. Elle débute lentement et tout à coup, elle enlève son chapeau dévoilant cette crinière aux couleurs captivantes. La salle est en délire et moi aussi.

Cyndi Lauper ne crée pas la controverse comme Madonna a pu le faire. Cette dernière lance l’album Like a Virgin, certains vont crier le scandale, d’autres que c’est génial. Presque l’album en entier a créé des singles dont la chanson qui lui a collé à la peau, Material Girl.

Tiré de son album Can’t Slow Down lancé l’année précédente, Lionel Ritchie sort un 45 tours de la chanson Hello. Le succès est immédiat, se frayant une place sur tous les palmarès et devenant numéro un à plusieurs endroits dans le monde.

Une autre chanson qui fait l’unanimité chez les gens qui veulent danser des « slow » sur les pistes de danse est I Want to Know What Love Is du groupe Foreigner qui paraît sur l’album Agent Provocateur en 1984. Dans le même style de ballade, je dois absolument mentionner la chanson Drive de l’album Heartbeat City du groupe The Cars. L’émotion est encore forte quand j’écoute cette pièce et ça me ramène dans un brin de nostalgie.

En 1984, j’ai acheté chez mon disquaire le 33 tours du duo Wham, Make it Big. C’était vraiment un album à hits avec Wake Me Up Before You Go-Go, Freedom et la ballade Careless Whisper. Je me suis procuré aussi l’album Warrior du groupe Scandal après avoir vu le clip de la chanson The Warrior à la télé.

Bruce Springsteen lance son album Born in the U.S.A avec sa chanson titre qui est devenue comme un cri de ralliement. Un autre titre important du disque que j’ai d’ailleurs acheté en 45 tours : Dancing in the Dark.

1984 marque aussi une année chargée en bande sonore de films. Le film Against All Odds est projeté au cinéma. Le thème écrit et interprété par Phil Collins est numéro un au Canada et dans plusieurs pays. Le batteur de Genesis devient le roi de la ballade. Il aura aussi un autre méga succès cette même année, son duo avec Philip Bailey, Easy Lover.

Un autre film populaire a été projeté en 1984, Ghostbusters. La chanson thème est devenue presqu’un hymne chez les geeks au fil des ans. C’est Ray Parker Junior qui la chante. La chanson a d’ailleurs fait face à une poursuite de Huey Lewis and the News pour plagiat.

Toujours au cinéma, le film Woman in Red connaît un succès fou. Sur la bande sonore, on retrouve la chanson I Just Called to Say I Love You. Elle est devenue, avec Hello, la chanson que tout le monde aime fredonner ou même parodier.

Il y a aussi le film Purple Rain qui connaît un succès. L’album qui accompagne le film, créé par Prince, est devenu un des meilleurs albums de l’histoire de la musique américaine.

Laura Branigan lance un troisième album, Self Control qui créera plusieurs succès dont The Lucky One et la chanson titre, Self Control. Au début des années 80, Branigan était vraiment la star de l’heure grâce à sa chanson Gloria qui a fait partie de la bande sonore du film Flashdance. Elle est décédée en 2004.

En 1984, le britannique John Waite lance un deuxième album, No Brakes. Sa chanson Missing You est rapidement devenue numéro un sur les palmarès au Canada et ailleurs dans le monde.

Hall & Oates sont toujours présents partout depuis quelques années. En 1984, le duo sort l’album Big Bam Boom contenant le méga succès Out of Touch. Il y a aussi Tina Turner qui tourne partout avec ses chansons tirées de nouvel album Private Dancer. En tout sept 45 tours, dont What’s Love Got to Do with It et Let’s Stay Together.

Au mois de janvier 1984, Van Halen lance l’album 1984. Il fait l’effet d’une bombe chez les musiciens. Alors qu’on associait le groupe beaucoup à la guitare d’Eddie Van Halen, celui-ci décide de jouer du synthétiseur. Je me rappelle que plusieurs groupes rock ont décidé d’inclure du synthétiseur suite à l’écoute de la chanson Jump.

U2 lance l’album The Unforgettable Fire. Personnellement, je n’ai jamais été un grand fan du groupe irlandais mais je considère cet album comme son meilleur. Daniel Lanois y a fait un très bon travail avec Brian Eno. Ma meilleure chanson demeure Bad qui a été interprétée avec émotion lors du spectacle Live Aid un an après.

Deux membres du groupe Pink Floyd lancent des albums solos. David Gilmour nous propose About Face. J’ai été voir le spectacle à Ottawa à l’époque. Et Roger Waters lance The Pros and Cons of Hitch Hiking appuyé par Eric Clapton à la guitare. Le meilleur album de Waters selon moi.

Toujours du côté britannique, le groupe Talk Talk a lancé son album It’s My Life dont la chanson titre est devenue un classique des années 80. Il y a aussi le groupe Queen qui présente The Works avec son méga hit Radio Ga Ga.

1984 est aussi l’année de grands albums rock. Le premier est Perfect Strangers du groupe britannique Deep Purple. J’ai été voir le spectacle de cette tournée et c’était vraiment génial. L’orgue de Jon Lord à fond, Deep Purple était une tonne de briques sur scène. C’était un grand retour pour le groupe, alors que Ritchie Blackmore roulait avec Rainbow et que Gillan avait fait un tour chez Black Sabbath.

Je me souviens d’être allé voir le spectacle d’Iron Maiden. La tournée Powerslave était très élaborée sur scène. L’album a été un grand succès avec les chansons 2 Minutes to Midnight et Aces High. En première partie du spectacle, on a pu voir le groupe Twisted Sister qui venait de sortir l’album Stay Hungry avec les succès We’re Not Gonna Take It et I Wanna Rock.

Judas Priest a lancé Defenders of the Faith qui s’est très bien vendu malgré certaines critiques de musiciens qui trouvaient à l’époque que l’album contenait trop de guitares synthétisées. Il demeure un classique du groupe à ce jour.

Il y a aussi The Last in Line, un album que j’écoute toujours et qui est revenu sur vinyle. Une bonne guitare de Vivian Campbell appuyée par la batterie de Vinny Appice. Ronnie James est à son meilleur.

Toujours aux États-Unis, le groupe Metallica sort son deuxième album, Ride the Lightning. C’est une période où le glam rock avec les cheveux en l’air, les vêtements extravagants, et les vidéos qui en mettent plein la vue va bon train. Dans cette lignée, les groupes Bon Jovi et Ratt sortent un premier album.

Dernièrement, je me suis procuré un vinyle de 1984, l’album Love at First Sting du groupe allemand Scorpions. Il est encore aussi bon, les chansons Rock You Like a Hurricane et Still Loving You sont intemporelles.

Enfin, l’album que j’ai écouté le plus de 1984 a été celui de Steve Vai, Flex-able. Teinté par son passage chez Frank Zappa, Steve Vai amène de l’humour à un style de musique non-radiophonique.

Pour plusieurs, 1984 sera marquée par les images de l’Éthiopie, la famine. Des artistes britanniques s’unissent à la demande de Bob Geldof et chantent Do They Know it’s Christmas? qu’on peut entendre pendant le temps des fêtes. Plus de 11 milions d’exemplaires vendus pour venir en aide à l’Éthiopie.

 

5 réflexions sur “La musique en 1984

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