vice E roi : le duo en entrevue

Nous aimons bien le travail de vice E roi. Après avoir vu le plus récent vidéoclip du duo pour sa chanson Par la main, nous avons décidé de faire une entrevue avec la chanteuse Jayana Auger et puis le chanteur et guitariste Guillaume Lessard. 

Votre duo existe depuis combien de temps?

Notre projet est né en 2015 officiellement. Officieusement, on peut dire qu’on a eu une renaissance en 2018, avec le travail sur notre dernier album qui nous ressemble beaucoup plus, avec des sonorités plus pop,indie et folk agrémentés d’instruments à cordes.

 

Pourquoi ce nom de groupe et la façon qu’il est écrit?

On voulait trouver un nom qui avait une symbolique. Le vice-roi est un papillon qui fait semblant d’être le monarque (venimeux) pour se protéger. Nous sommes tous les deux des improvisateurs dans nos vies respectives. On a trouvé cet insecte-imposteur très attachant. Nous avons rajouté un E pour se différencier du papillon et pour ajouter une belle sonorité au nom.

 

Vous êtes de quelle région?

Nous sommes du Saguenay-Lac-St-Jean. Jayana d’Alma et Guillaume de Chicoutimi. On détruit toutes les rumeurs qui disent qu’il y a une rivalité entre les deux.

 

Depuis combien de temps faites-vous de la musique de votre côté?

Jayana : J’ai toujours baigné dans la musique. À l’accouchement de ma mère, son entourage faisait de la musique avec des didgeridoos et des chants de gorge. Les infirmières étaient restées pour voir le « spectacle ». Ensuite ça a commencé à 7 ans, je faisais des petits spectacles a capella de mes compositions devant la classe au primaire.

Guillaume : Depuis le secondaire 3 dans le seul but d’impressionner les filles en jouant sur le bord d’un feu. C’était la pire des façons de justifier pourquoi j’apprends la guitare. Finalement je n’ai jamais vraiment jouer sur le bord d’un feu et encore moins pour une fille. Aujourd’hui si tu me demande de jouer sur le bord d’un feu je vais te dire de venir voir mon show.

 

Parlez-moi de vos albums.

Nous avons lancé un premier EP en 2016. Nous sommes fiers de pouvoir dire que nous avons fait tout ceci seuls avec l’aide de notre entourage et musiciens. Cela a été un bon défi et nous a mis dans le bain du milieu, les compositions sont très folk, mais il manquait encore un petit quelque chose selon nous.

C’est en 2019, le 31 mai dernier que nous avons sorti notre deuxième EP, celui-ci est beaucoup plus mature, nous représente bien et nous sommes fiers des arrangements de notre copain Gabriel Desjardins. C’est ce EP qui nous offre une belle poussée pour la suite des choses.

 

Comment décrivez-vous votre style?

Nous pensons voyager entre le pop/indie/folk. Ce qui est certain c’est que nous aimons jouer avec les contrastes. Nos paroles sont souvent noires, ou expriment des idées lourdes, sur des mélodies plus joyeuses ou vives. On donne une grande importance aux textes.

 

Pouvez-vous me parler de votre plus récent vidéoclip pour la chanson Par la main?

Notre concept d’album est très visuel et imagé, nous avons créé un livre physique, avec textes et images, au lieu d’un simple CD de plastique et nous allons créer 5 vidéoclips (un pour chaque chanson).

Par la main, est le 2e sur la série de 5 et parle de sexe, de maladie et de mort. On peut y retrouver beaucoup de symboles reliés à ces thèmes et quelques secrets cachés sur notre projet. Il a été réalisé par Raphael Grandmont et filmé par Samuel RB, deux de nos bons amis que nous aimons plus chaque jour.

 

Quels sont vos projets pour la prochaine année?

Nous avons beaucoup de projets qui s’en viennent. Nous sommes en train de nous monter de belles et grandes équipes pour nous accompagner dans l’aventure avec nos belles coéquipières d’Uniforce Productions. Nous voulons faire plus de spectacles, plus de festivals, plus de vitrines. Faire connaître encore plus notre projet et rencontrer de belles personnes. Un album complet s’en vient avec de belles collaboration artistiques et visuelles encore une fois.

 

Jayana, comment trouves-tu la place de la femme dans l’industrie musicale en 2019?

Il y a tellement de merveilleux projets, des f*mmes fortes, douces, talentueuses au Québec, des projets originaux comme on en a jamais vu, c’est certain que j’aimerais les voir encore plus dans les programmations. Je suis dans le comité d’un festival à Alma et je vois très clairement qu’il y a un bel effort des festivals à diversifier leur programmation, de faire plus de place aux  f*mmes en musique, mais je pense qu’il y a encore du chemin à faire. Pour la question de la parité dans les festivals, je ne suis pas contre, mais j’aimerais qu’elle ne soit pas forcée, qu’elle devienne à 100% naturelle, comme un réflexe. Je ne pense pas vouloir être choisie seulement parce que je suis une fille, mais bien parce que quelqu’un aura un coup de cœur pour notre projet. J’ai bien confiance à l’intelligence du public et des gens du milieu, je pense qu’on commence à bien comprendre que la musique n’est pas un milieu seulement pour les hommes. Qu’il y en a des sound women, des gérantes, des musiciennes, des auteures compositrices interprètes fabuleuses.

 

À part la musique, quelles sont vos loisirs?

Jayana : Guillaume trouvera drôle cette question puisqu’il sait que je n’ai pas beaucoup de loisirs. Je pense être plus une fille de projets (je n’aime pas jouer, ce qui est assez étrange) Lorsque j’ai du temps libre j’aime décompresser, faire des activités calmes, rencontrer des gens. Sinon je suis coach d’improvisation. J’essaie de broder, de faire du pole fitness et en apprendre encore plus sur le milieu musical.

Guillaume : L’impro et la photo. J’ai une page photo LeBâtard sur Instagram va voir. Y’a aussi la LiEJ le mardi au Cégep de Jonquière c’est 2$. C’est deux patentes là gruge pas mal de mon temps.

 

Quel est votre festival de musique favori?

Jayana : Venant d’Alma, je pense être vendue Festirame. Mais un Festival qui m’impressionne beaucoup et qui est un exemple dans l’éco responsabilité et l’attraction pour les festivaliers est d’après moi Le Festif.

Guillaume : Selon les images je dirais le Festif, mais je ne vais pas souvent dans les festivals, parce que je suis semi agoraphobe. Le gars est plus à l’aise sur une scène que dans une foule.

 

Quels sont les artistes francophones canadiens que vous préférez?

Jayana : Je suis en amour avec nos artistes d’ici et j’écoute beaucoup beaucoup d’artistes émergents. J’adore Les Louanges, Lydia Képinski, La Bronze, Lou-adrianne Cassidy, Philippe Brach, Klo Pelgag.

Guillaume : Klo Pelgag pour son imagination, Lydia Képinski pour son audace et Philippe Brach pour son évolution.

 

Jayana et Guillaume, quel est l’artiste de la scène francophone mondiale aimeriez-vous chacun voir?

Jayana : Parce qu’il a la voix la plus rassurante du monde et qu’il restera dans mes préférés à vie, je dirais Louis-Jean Cormier.

Guillaume : Présentement je dirais Angèle, mais ça change à tous les mois.

 

Où peut-on vous suivre sur les médias sociaux?

On est vraiment partout !

Pour de la belle petite muzz : EP.

Pour des vidéos colorés : YouTube.

Pour des ptites stories rigolotes : Instagram.

Pour les annonces officielles : Facebook.

 

Laissez un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s